Une paternité impliquée présente de nombreux avantages. Mais le plus important pour moi, c’est que les enfants voient dès leur plus jeune âge que les hommes aussi peuvent réconforter, raconter des histoires, supporter les tensions, s’excuser et – espérons-le – montrer et nommer leurs sentiments et émotions. Une conversation téléphonique que j’ai entendue entre mon enfant et son meilleur ami me donne de l’espoir pour la prochaine génération :
« Écoute, j’ai un peu exagéré tout à l’heure. Et je voulais juste te dire : tu es vraiment mon meilleur ami. »
« Ouais... Je me suis juste senti un peu exclu. »
« Ouais, moi aussi »
« Parce que j'aurais facilement pu mettre le canon sur le château. »
« Je comprends. Je dirais qu’on fera ça un peu différemment la prochaine fois, OK ? Bon, au revoir et euh, désolé. La prochaine fois, j’y réfléchirai un peu mieux. »
«Oui, OK. Salut, mon petit chéri.» – «Non. C'est toi, mon petit chéri.» – «Non, toi !»
Quand j’ai entendu ça, j’ai été ému et je me suis promis d’aborder plus souvent mes rencoeurs avec mes amis… et de leur donner des petits noms 🙂.
Qui est un modèle pour qui, ça change tout le temps. Mais une chose est sûre : plus on passe de temps avec son enfant, plus on vit de choses avec lui.
C’est pourquoi je souhaite à tous les pères, à l’occasion de la Fête des pères suisse, de passer le plus de temps possible au quotidien avec leur(s) enfant(s).
Thomas Neumeyer, männer.ch